dimanche 19 mai 2013

Jean-Michel Basquiat

Suite au billet d'hier dans lequel apparait son nom dans la vente record à New York, j'ai choisi Basquiat pour mon billet de ce matin, pour faire un lien avec celui d'hier.

Peintre américain, né de parents d'origines porto ricaine et haïtienne,  Jean-Michel Basquiat est décédé à 27 ans d'une overdose. Il devient rapidement un peintre d'avant-garde très populaire et pionnier de la mouvance « underground ». Son style est original, spontané, naïf, énergique et très coloré.

Il fait partie du mouvement néo-expressionniste américain. 

En 1983, après sa rencontre avec Andy Warhol, ils créent ensemble plus d'une centaine de toiles. Leur rencontre sera marquante pour eux autant sur le plan artistique que personnel. Il ne se remettra pas du décès de Warhol en 1987 et ne lui survivra qu'un an.

Sa carrière compte trois grandes périodes. -- Wikipédia
  • La première, de 1980 à fin 1982, il peint sur toile, représentant le plus souvent des personnages squelettiques et des visages ressemblant à des masques. Ces toiles représentaient son obsession de la mortalité de l'Homme. Il peignait aussi des éléments tirés de sa vie dans la rue : voitures, bâtiments, policiers, jeux d'enfants, graffitis.

  • Sans titre, 1981
  • De 1982 à 1985 il peint sur panneaux de toutes matières et de toutes formes, et des tableaux individuels avec traverses visibles, on y retrouve des écritures, des collages, et des représentations sans relation apparente les unes avec les autres. Ces toiles  révèlent un fort intérêt pour son identité noire et hispanique, son identification avec les personnages noirs historiques ou contemporains, et les événements qui leur sont liés.  
  • Scull - Jean-Michel Basquiat  Skull, 1983
  • La dernière période, débute vers 1986 et va jusqu'à sa mort en 1988. Il présente un nouveau genre de peinture figurative, un style différent avec des sources, des symboles et un contenu contrastant avec ses autres peintures.
  • Victor - Jean-Michel Basquiat  Victor, 1987

samedi 18 mai 2013

Record historique et Pollock

Wow! Vente aux enchères à New York : «des œuvres de Jackson Pollock, de Roy Lichtenstein et de Jean-Michel Basquiat ont contribué au record de 495 millions de dollars chez l'encanteur Christie's.». -- Radio-Canada, 17 mai 2013.

J'ai révisé mes billets car je croyais vous avoir déjà parlé de Pollock. Je n'ai rien trouvé et cela m'a permis de voir les billets que j'ai rédigés... un peu de façon hétéroclite mais les artistes dont j'ai brièvement fait mention ont tous et toutes beaucoup d'importance pour moi.

Aujourd'hui, je vous propose donc Jackson Pollock (1912-1956) qui est un contemporain de Barnett Newman, dont je vous ai parlé dans un billet en février, et qui fait également partie du mouvement de l'expressionnisme abstrait américain.

La pratique du all-over, technique mise au point par l'artiste Janet Sobel, ainsi que le « dripping » (drip painting), qu'il a beaucoup employé de 1947 à 1950, l'ont rendu célèbre surtout grâce aux photos et aux films réalisés par Hans Namuth, et qui le montrent plus ou moins dans le feu de l'action de son travail (fin été et début automne 1950).

Participant à une même exposition collective en 1942, Lee Krasner, artiste peintre, découvre Pollock, l'homme et l'artiste, et tombe amoureuse des deux. Quelques mois après, ils vivent ensemble, chez elle, en gardant chacun leur atelier. C'est à partir de cette date que Krasner, amie de Clement Greenberg, célèbre critique d'art américain, favorise des rencontres entre eux, ainsi qu'avec leur professeur à tous les deux, Hans Hofmann. L'artiste Willem De Kooning fait également partie de ces rencontres.

Greenberg aime le travail de Pollock. Son approche du travail de Pollock est nuancée et de plus en plus enthousiaste à mesure que ce dernier évolue. Il met l'accent sur ses qualités formelles et expressives et n'hésite pas à le comparer aux plus grands noms.

Number 8, 1058 x 850 cm

Dans les premiers essais, ses «drippings» dissimulaient l'image. Il cherchait continuellement à cacher ce qui pouvait «se voir». Même durant les dernières années, lorsqu'on retourne les toiles on peut entrevoir une image derrière les coulisses de peinture. Il travaille également sur la toile non tendue sur un faux-cadre. Il étend un rouleau de toile directement au mur ou, surtout, sur le plancher et il peint ainsi,

« Je ne tends pratiquement jamais ma toile avant de peindre. Je préfère clouer ma toile non tendue au mur ou au sol. J'ai besoin de la résistance d'une surface dure. Au sol je suis plus à l'aise. Je me sens plus proche du tableau, j'en fais d'avantage partie; car de cette façon, je peux marcher tout autour, travailler à partir des 4 côtés et être littéralement dans le tableau. C'est une méthode semblable à celle des peintres Indiens de l'Ouest qui travaillent sur le sable. » -- Pollock.

Alcoolique, Pollock se tue dans un accident de voiture le 11 août 1956 alors qu'il était en état d'ébriété.

 
Le film Pollock (2000) qui relate la vie de l'artiste a été réalisé et interprété par Ed Harris. J'ai beaucoup aimé ce film.

Le tableau de Jackson Pollock qui s'est vendu 58,4 millions de dollars
Le tableau de Jackson Pollock qui s'est vendu 58,4 millions de dollars.


« Quand je suis dans mon tableau, je ne suis pas conscient de ce que je fais. C'est seulement après une espèce de temps de prise de connaissance que je vois ce que j'ai voulu faire. Je n'ai pas peur d'effectuer des changements, de détruire l'image, etc., parce qu'un tableau a sa vie propre. J'essaie de la laisser émerger. C'est seulement quand je perds le contact avec le tableau que le résultat est chaotique. Autrement, il y a harmonie totale, échange facile, et le tableau est réussi. » Déclaration parue sous le titre « My painting » dans l'unique numéro de la revue Possibities, éditée par Robert Motherwell et Harold Rosenberg, New York, hiver 1947-1948, qui cite aussi une partie supprimée mais qui apparaît dans le brouillon pour cet article. -- Wikipédia.

vendredi 17 mai 2013

Tricot Machine

Ce matin, pas beaucoup de temps pour jaser mais je me suis rappelé qu'hier en écoutant Tricot Machine dans ma voiture, cela m'a ravigotée. Je me suis réveillée ce matin avec les chansons dans ma tête. Ce duo très créatif et plein d'humour est composé de Catherine Leduc et Matthieu Beaumont.

J'ai choisi Défier les rites qui date un peu (2010) mais le clip demeure encore très créatif. Si vous ne les connaissez pas, je crois que vous aimerez bien... mais qui ne les connaît pas?


J'avais le goût de mettre de la couleur dans votre journée... ai-je réussi?

jeudi 16 mai 2013

Suite à des rencontres ravigotantes

Oups! Pas vraiment à son affaire la fille... je surnage encore dans la douceur de mes rencontres des deux derniers jours à Gatineau. Comme cela fait du bien de revoir mes amies et ma petite famille! Tout ce petit monde me manque tellement.

De retour à Montréal, il va falloir que je m'active en grand. J'ai une toile à créer pour un ami. Alors je reprends mes techniques de créativité tout en gardant en tête l'importance de cet ami dans ma vie. Je vous laisse entrer dans mon processus de recherche et de créativité.

Peut-être si je pensais comme une enfant, laisser sortir mon enfant intérieur. Non pas que cet ami agisse comme un enfant, loin de là, mais je sais qu'il a toujours conservé son cœur d'enfant, qu'il sait reconnaître le merveilleux dans chaque chose, la magie dans une situation ou un événement qui le touche. 

Je peux également écrire des observations à partir de sa photo puis transposer un extrait de ces écrits en image. Vous me direz que l'abstrait ce n'est pas une «image». Pour moi l'art abstrait peut laisser apparaître une impression ressentie.

Les couleurs se posent instinctivement sur la toile mais je sais à l'avance lesquelles je vais choisir car je connais déjà le titre de ma toile... moi qui ai toujours du mal à en trouver un. Cette fois-ci, ce titre fera référence à mon ami directement... non pas Luc, Jean-Paul ou François mais en rapport à quelque chose qui fait partie de sa vie. Il ne pouvait en être autrement même si les couleurs que j'ai déjà choisies font partie de moi. D'une certaine façon, ce sera le lien entre nous deux.

Donc, je me remets au travail. Je voulais partager avec vous les prémisses d'une œuvre à venir. Je ne vous présente pas encore la toile à venir mais les couleurs correspondent à celles que j'utiliserai pour ma création... elles reviennent très souvent dans mes toiles. Ce sera la partie de moi que je lui offrirai.


Je vous en reparlerai dans un prochain billet surtout si le résultat est apprécié par mon ami, petit détail qui revêt une grande importance pour moi.

mardi 14 mai 2013

Dessiner de l'autre main

Pendant un cours de dessin à l'université, un professeur nous a, un jour, déstabilisés. Il nous a tout simplement demandé de faire un dessin  avec notre main non dominante. Tollé de protestations, déstabilisation, cris d'horreur dans la classe... personne ne se sentait capable de le faire.

Le dessin qu'il avait choisi était ce dessin d'Igor Stravinsky réalisé par Picasso.   Après quelques minutes de travail un peu à contre cœur, nous avons embarqué dans le projet. Peut-être pas très évident au départ, chacun et chacune d'entre nous pouvait réaliser ce dessin tout de même simple car ce n'était que des traits de crayons sans valeurs de gris, sans estompage. Nous nous sommes laissés prendre au jeu.

 

On aurait dit que notre cerveau nous donnait la permission de ne pas dessiner à la perfection, comme si en utilisant notre main non dominante nous avions accès à un monde inédit ou une façon différente de voir les choses et de les exprimer. Nous laissions la peur de côté pour simplement réaliser ce dessin. Wow!  Nous venions de recevoir une nouvelle technique de créativité. Je crois même que j'ai conservé mon dessin, trop heureuse d'avoir pu le réaliser.

Ce n'est qu'une simple anecdote mais je refais parfois l'exercice sans modèle, juste pour voir ce qui en résultera.



lundi 13 mai 2013

Exposition

Juste un petit mot pour vous aviser que présentement les finissantes et finissants en arts plastiques du Cégep de l'Outaouais présentent leur exposition Sans pareil à l'EspacÉmi de l'Université du Québec en Outaouais jusqu'au 16 mai. Je suis un peu en retard car le vernissage était vendredi dernier.

L'entrée est libre au pavillon Lucien-Brault, local A-0112, rue St-Jean-Bosco (juste à côté de la cafétéria). On a accès à la galerie le mardi, mercredi et jeudi de 12h à 14h et de 17h à 19h.

Voilà une belle collaboration entre le Cégep de l'Outaouais et l'UQO qui permet aux étudiantes et étudiants de vivre l'expérience d'une exposition collective dans une vraie salle d'exposition. Le montage occupe souvent beaucoup plus de temps que le démontage... et les compromis entre les artistes à savoir qui aura la meilleure visibilité...

Photo : Atelier sur l'autoportrait  Je passerai probablement mercredi midi faire mon petit tour de curieuse.

dimanche 12 mai 2013

Dale Chihuly

À compter du 8 juin, le Musée des beaux-arts de Montréal consacre son été à un verrier de grande réputation,  Dale Chihuly qui est originaire de l’État de Washington. On le compare souvent à Tiffany. L’artiste a même un musée à son honneur, le Chihuly Garden and Glass de Seattle. On y proposera des environnements enchanteurs suscités par des installations de verre, hautes en couleurs, en reflets et en motifs organiques et végétaux.

Dale Chihuly. Mille Fiori (détail), collection Chihuly Garden and Glass, Seattle, Washington, 2012, 58 x 20 pieds.

Pour un deuxième été, l’avenue du Musée, qui se transforme en artère piétonne, accueille une intervention éphémère de Claude Cormier, architecte de paysage québécois, intitulée TOM2 (Champs de pavots). Le jardin de sculptures du MBAM est devenu une attraction estivale, voire un des plus importants ensembles d’art public en ville, avec sa vingtaine d’oeuvres d’artistes d’ici et d’ailleurs. -- Source : Le Devoir, 10 mai 2013.