samedi 11 mai 2013

Alfred Pellan au MNBAQ

Le Musée national des beaux-arts de Québec offrira une exposition sur Alfred Pellan (1906-1988) du 13 juin au 15 septembre 2013. Originaire de Québec, Pellan a reçu une bourse d'études qui lui permettra d'étudier à Paris. Là, il s'inspire du mouvement cubiste et surréaliste. 

Lorsqu'il revient au Québec, avec l'avènement de la seconde guerre mondiale, son art, considéré comme trop avant-gardiste, ne trouve pas preneur. Il enseigne alors à l'école des beaux-arts de Montréal pour mettre du beurre sur son pain.

Ne croyant pas aux écoles d'art, il est cosignataire, au début de 1948, de « Prisme d'Yeux », un manifeste rédigé par Jacques de Tonnancour prônant la liberté d’expression dans l’art, un regroupement qui réclame un art libre de toute idéologie. Par la suite, cette même année, un autre groupe plus radical se forme, et signe le manifeste « Refus global » dont je vous ai parlé dans un billet précédent, reléguant dans l'ombre le premier manifeste, comme si ceux-ci étaient totalement opposés et incompatibles l'un avec l'autre.

 Désir au clair de la lune Désir au Clair de lune, 1937 (MBAC)

Après avoir reçu une bourse de la Société Royale du Canada, il retourne en France de 1952 à 1955 où il devient le premier Canadien à présenter une exposition solo au Musée national d'art moderne de la Ville de Paris. Il s'intéresse toujours au surréalisme. À son retour au Canada, son succès à Paris lui confère une notoriété qui lui apportera expositions et commandes. Il vivra de son art poursuit ses cours de peinture au Centre d'art de Ste-Adèle.  Il est décédé d'une leucémie.

Je laisse le lien de l'article dans Le Devoir de ce matin.


vendredi 10 mai 2013

Festival transamériques

Après quelques jours d'absence, toutes mes excuses pour cela, je reviens par une belle journée ensoleillée vous entretenir du Festival transamériques. Bien oui, j'ai passé un peu de temps à teindre le patio chez ma chum à Trois-Rivières et à profiter de ce beau moment de retrouvailles. Tous les prétextes sont bons pour se rencontrer et jaser de tout et de rien. 

Aujourd'hui, place au FTA qui se tiendra à Montréal du 28 mai au 8 juin 2013. Ils en sont déjà à la 7e édition. Vous trouverez sur le site web toutes les informations pertinentes sur les spectacles, les artistes, les lieux de diffusion. On y retrouvera du théâtre, de la danse, des performances, de la création. Des noms tels que Marie Chouinard, Louise Lecavalier et Ginette Laurin en danse, Christian Lapointe, Peter Handke et Marie Brassard en théâtre.

Consultez la grille horaire et les différents spectacles et activités de ces presque deux semaines de présentations.

  So Blue,  Louise Lecavalier | Fou glorieux, Montréal,  
6 et 7 juin

Ne pas oublier de noter à votre agenda...


lundi 6 mai 2013

Poitras, designer et artiste

Un article qui aurait passé presque inaperçu dans Le Devoir de samedi, une exposition de Jean-Claude Poitras qui me semble très intéressante.

Il est facile de reconnaître l'influence du designer sur l'artiste dans l’œuvre qu'on nous présente dans le journal et qui est reproduite ci-dessous. On peut voir le mannequin qui se déplace sous les feux des projecteurs. On peut aussi voir la danseuse suggérée par le titre de l’œuvre. On sent le mouvement et la fébrilité. J'aime beaucoup.

Il exploite surtout le support papier mais expérimente également la toile. Il exploite les couleurs dans ses œuvres papier mais le noir et blanc dans ses toiles.

On le retrouve à la Galerie Roccia (5691 Saint-Laurent, Montréal) jusqu'au 9 juin 2013.

Pas de deux, de Jean-Claude Poitras, l’une des œuvres de sa nouvelle exposition présentée à la galerie Roccia de Montréal. Pas de deux

samedi 4 mai 2013

Réservez votre dimanche 26 mai prochain

En effet, ce sera la journée  des musées à Montréal. Pendant toute la journée, soit de 9h à 18h, les 34 musées de Montréal vous ouvrent leurs portes gratuitement.

Vous trouverez également de l'information sur le site web des musées.




vendredi 3 mai 2013

Manque d'inspiration

Bien oui, ce matin l'inspiration n'est pas au rendez-vous. Ça fait deux semaines que je n'ai pas touché à un pinceau et que je regarde à peine mes toiles. Ma tête laisse la place à la critique alors que je veux penser de façon positive. Le soleil m'invite à sortir plutôt qu'à rester coincée dans mon atelier. Peut-être que la retraite a déjà eu raison de ma rigueur au travail. Bref, toutes les excuses sont bonnes.

Le pire, c'est que je ne tente même pas de me ressaisir. Je rêve à mon voyage à la fin du mois plutôt que de profiter du moment présent pour avancer ma production artistique. 

Comment changer les choses? Est-ce que je veux changer les choses? Non, je ne vais pas reprendre le travail aujourd'hui. Je vais lire un peu et profiter du soleil. Il y aura bien une journée de pluie bientôt...
Je vous laisse avec une photo prise lors de ma première exposition de groupe... elle me permettra peut-être de me motiver un peu. La petite à côté de moi s'appelle Martine et elle était une de mes étudiantes à l'époque. Elle est venue visiter l'exposition et sa présence m'avait beaucoup touchée.

jeudi 2 mai 2013

Karine Fournier (Montréal)

Je vous ai déjà parlé du groupe des Ville-Laines . Voici Karine Fournier, une des membres fondatrices du groupe qui regrouve le matériel urbain de tricot. C'est une manière de protestation et de sensibilisation face aux mises en danger. L'exposition Les cinq éléments est présentement en cours jusqu'au 8 mai 2013 au CTCM (5800 St-Denis,Montréal, H2S 3L5, Métro Rosemont, Tél : (514) 933-3728, info@textiles-mtl.com.

«Karine Fournier a présenté ses œuvres au Québec, aux États-Unis, en France et en Estonie. Elle vit et travaille à Montréal (...) elle poursuit une démarche de graffiti tricot en parallèle avec son travail en installation textile et en peinture. Elle offre aussi des cours d'art et de couture créative» -- Site web de Karine 
  















Dans les bras de la nuit



Elle organise également des ateliers dans les écoles et dans la communauté.
















Trophée pour le Gala Alternatif de la Musique Indépendante du Québec GAMIQ 2010


Ses œuvres ouvrent un univers ludique malgré le message qui s'y rattache. Elle est l'une des artistes en devenir à Montréal.

mercredi 1 mai 2013

Renoir

Hier, nous avons visionné le film Renoir de Gilles Bourdos. Il est encore à l'affiche à StarCité à Gatineau et dans quelques cinémas à Montréal. L'histoire se situe durant la première grande guerre mondiale en 1915. Auguste Renoir, qui mourra peu après la guerre en 1919, vit avec ses problèmes de santé, la mort de son épouse et la nouvelle de son fils Jean qui a été blessé à la guerre. Renoir faisait, comme vous le savez, partie du mouvement des impressionnistes.

Une jeune fille, Andrée, apparue dans sa vie comme un miracle, va insuffler au vieil homme une énergie qu’il n’attendait plus. Vive et belle, Andrée sera le dernier modèle du peintre, sa source de jouvence.Jean, revenu blessé de la guerre, vient passer sa convalescence dans la maison familiale et il découvrira à son tour, fasciné, celle qui est devenue l’astre roux des Renoir. Et dans cet éden Méditerranéen, Jean, malgré l’opposition ronchonne du vieux peintre, va aimer celle qui, animée par une volonté désordonnée, fera de lui, jeune officier velléitaire et bancal, un apprenti cinéaste…-- Tiré de Allociné.

La photographie du fils est digne d'un tableau de Renoir. Il faut dire que les paysages de la Côte d.Azur ne laissent personne indifférent, surtout avec la Méditerranée en arrière-plan. Le film est rempli de poésie et l'interprétation est juste. On y côtoie, par petits moments, les horreurs de la grande guerre.

Renoir D'une durée de 1h 41, le film est parfois un peu lent. J'ai apprécié le jeu de Michel Bouquet dans le personnage de Renoir. Malgré sa lenteur, le film et surtout si le sujet vous intéresse, vaut un détour.