vendredi 25 juillet 2014

Kiki Kogelnik

Mon ami François m'a également laissé une représentation de Egon Schiele, qu'il a bien aimé lors de son passage à Vienne. Je le renvoie à mon billet du 13 novembre 2013. Il est l'un des artistes que j'admire. 

Ce matin, j'opte pour pour Kiki Kogelnik (1935-1997) qui est aussi une artiste autrichienne. Elle travaille la peinture, la sculpture ainsi que les installations. On la considère comme faisant partie du mouvement du Pop art malgré le fait qu'elle a nié cette information toute sa vie.

Après des études à Vienne, elle se rend à Paris en 1958 où elle rencontre l'artiste américain Sam Francis avec lequel elle se rend en Amérique. Elle côtoie alors les artistes pop  Roy Lichtenstein, Claes Oldenburg, Andy Warhol, etc. qui influenceront son travail au niveau de la couleur mais non par la représentation des objets du quotidien et de la consommation.

Elle commence à découper les silhouettes de ses modèles et amis dans du papier d'emballage et les utiliser dans ses toiles au début des années 1960. En 1969, elle expose à la galerie Nächst St. Stephan des sérigraphies ayant la thématique du voyage d'Apollo 11 sur la lune.

Description de cette image, également commentée ci-après
Kiki Kogelnik et ses personnages
 Au cours des années 1970, son travail se tourne vers la femme et le rôle qu'on lui fait jouer dans la publicité. Elle utilise l'humour du mouvement pop pour aborder les idées féministes. Par la suite, elle utilise la céramique et s'en sert comme d'une extension de l'image.

Elle produit également, en 1978, un court-métrage mettant en scène l'artiste punk Jim Carroll.À partir des années 1980, ses tableaux se composent d'objets du quotidien, de membres humains et de personnages dans son nouvel esthétisme. Dans les années 1990, les membres seuls sont de plus en plus présents et les visages davantage abstraits. Par des sculptures de verre, des dessins et des gravures elle critique le capitalisme et la décoration.

Elle meurt des suites d'un cancer en 1997 à Vienne. Une fondation américano-autrichienne est créée à son nom pour valoriser son œuvre. Voici un petit vidéoclip qui nous montre son œuvre.







jeudi 24 juillet 2014

Bruno Gironcoli

Bruno Gironcoli (1936-2010) est un sculpteur autrichien reconnu pour ses sculptures monumentales. 

Il a commencé des études en orfèvrerie avant de s'inscrire à l'Académie viennoise des beaux-arts. Il est marqué par Giacometti et ses sculptures. Il travaille à découvrir les possibilités de représenter la figure humaine dans les années 1960 et il utilise un langage formel réduit. Il sculpte uniquement des têtes et des bustes.

Par la suite, il abandonne le figuratif et travaille des objets en fils de fer. Il découvre alors les courants artistiques de son époque en Autriche (performance, Pop art, happening, actionnisme viennois). Il se met alors à créer des lieux pour ses sculptures. Un musée lui est aujourd'hui dédié.


Il est difficile de relier Gironcoli à un mouvement de l'art contemporain. À l'arrière-plan, on peut percevoir des indices du surréalisme mêlés à des icônes du Moyen-Âge. Il mélange l'organique et la mécanique. Le corps est souvent mis en scène dans un ensemble où se retrouvent des larves, des fleurs, des épis de blé, des chiens... le tout enveloppé de matières inattendues. Il n'utilise pas les matériaux traditionnels (bois, marbre, bronze) mais privilégie des matériaux tels le polyester, le plastique dont le plexiglas.

Je n'ai malheureusement pu reproduire la photographie de François dans mon billet. Je vous offre cependant celle-ci à MAMCO (Musée d'art contemporain de Suisse).


Bruno Gironcoli at MAMCO
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mercredi 23 juillet 2014

Festival des Arts de Salaberry-de-Valleyfield

 













Dans dix jours débutera la 16e édition du Festival des Arts  de Salaberry-de-Valleyfield. Vous retrouverez, sur la page web de l'événement, les informations pertinentes à cette édition 2014. Le festival présente des artistes en arts visuels autant classiques que contemporains et plusieurs artistes de la relève. Au menu s'ajoute également des artistes en art culinaire pour ceux qui auraient un petit creux lors de leur visite.

Cette année, la thématique est «rouge». Rouge, couleur de la passion, de l'amour, de la chaleur... mais peut-être également de la colère, de la rage, de la loi du plus fort mais, pour moi, elle symbolise surtout la vie. Ceux qui me connaissent savent que je me sens bien à l'aise dans l'utilisation de cette couleur.

Donc, si vous n'aviez rien de prévu pour cette fin de semaine, je serai présente parmi les artistes du festival. Il me fera plaisir de vous y accueillir et de vous faire voir mes nouvelles créations. Tous les artistes travailleront sur place, vous pourrez les voir à l’œuvre. Il demeure très intéressant d'assister à des moments de création. Et, je l'ai constaté moi-même, plusieurs très bons artistes y seront présents. Dommage que je sois occupée durant le festival car j'y trouverais l'objet de plusieurs billets...

Je vous laisse avec l'ajout d'une de mes toiles... ma petite publicité à moi...

Juste un rêve, 6 x 36 po, 2014

mardi 22 juillet 2014

Marta Hoepffner

Petites vacances passées pour moi, me revoilà à mon activité de blogueuse. Merci à mon ami François L. de m'avoir apporté des nouvelles idées qu'il a recueillies durant son passage à Vienne ce printemps.

Marta Hoepffner (1912-2000) est une artiste photographe allemande. Elle a participé au New-Franfurt project. Dans sa jeunesse, elle s'intéressait aux sciences naturelles.

Elle se spécialise dans l'art abstrait, l'impression négative, la solarisation et le photomontage qu'elle découvre et explore parallèlement à son travail professionnel. Elle a surtout exposé en Allemagne mais également aux États-Unis, en Algérie, aux Pays-Bas et en Autriche.
Movement, Photographie argentique sur gelatine, 1940
Elle fut initiée aux arts par son oncle dadaïste Hugo Ball. Elle suit des cours de peinture, de graphisme et de photographie au Städel School à Frankfort à partir de 1929 et elle ouvre par la suite son atelier en 1934. Après la destruction de son atelier durant la guerre, elle ouvre une école de photographie avec sa soeur d'orientation Bauhaus.

Ses premiers photomontages en couleur datent de 1956. En 1966, elle développe ses premiers objets lumineux «variochromatiques». De 1975 jusqu’à sa mort en 2000, elle ne fait plus que des travaux personnels.

Fantasia, 1939

dimanche 13 juillet 2014

Diane Arbus

Diane Arbus (1923-1971) est une photographe américaine. Née Diane Nemerov, elle a épousé un photographe Allan Arbus de qui elle a pris le nom. Elle a tenu avec lui, après la 2e guerre mondiale, un magasin de photo de mode où, dans les débuts, elle agissait comme styliste.

Elle commence la photographie vers 1957. Elle se distancie peu à peu de son mari pour entreprendre une carrière personnelle. Ils se séparent en 1960. Elle s'inscrit à des cours de photographie à New York  et y fait la rencontre de plusieurs photographes. Elle abandonne peu à peu le format 24 x 36 pour le format carré de 6 x 6.

Grâce à une bourse elle réalise une exposition intitulée «American Rites, Manners and Customs» où elle fait le portrait d'Américains, souvent des inconnus, qui met en relief les rites sociaux de la société. 

Photo extraite de l'exposition
Diane Arbus travaille à New York et ses environs, en photographiant des inconnus dans la rue. Ses personnages sont hors-normes, les travestis, les transsexuels, les handicapés mentaux, les nains, etc. À cause de son travail très intimiste, elle contracte d'ailleurs une hépatite. Ce sera le début de sa marche vers le suicide.

Avec ses photographies, elle fait un portrait assez troublant de l'Amérique mais tente de montrer que ses personnages sont des gens comme vous et moi malgré leur étrangeté. Elle travaillait en noir et blanc.

Une photographie célèbre intitulée Identical twins nous présente deux fillettes habillées de façon identique avec une robe en velours à large col blanc. Celles-ci regardent le spectateur droit dans les yeux avec un léger sourire le rendant mal à l'aise car c'est le concept de l'identité et de l'unicité des humains qu'elle remet en question. On dit que pour son film Shining, Stanley Kubric s'est inspiré de cette photographie.

Identical twins, 1967
Elle a participé à imposer la photographie documentaire, et la photographie en elle-même, en tant que genre artistique et non comme simple reportage.

Dans un état dépressif, elle se suicide en prenant des barbituriques et en s'ouvrant les veines à New York. Vous retrouverez plusieurs clips vidéo sur You tube dont celui-ci.


samedi 12 juillet 2014

F is for Fake

Présentement, à la Galerie Saw à Ottawa se tient l'exposition F is for Fake : l'art, le cinéma et le faux, et ce jusqu'au 16 août prochain. Et, pendant la durée de l'exposition, la galerie présente des œuvres cinématographiques gratuitement à l'extérieur.

L'exposition se penche sur la notion du vrai et du faux dans l'art, la culture, le cinéma et veut perturber le spectateur à propos de ces notions. Elle rassemble plusieurs artistes et cinéastes utilisant les canulars, l'appropriation, la violation des droits d'auteur ou même la falsification d’œuvres comme moyen d'expression. Les artistes veulent attirer l'attention sur le marché de l'art qui est décrit comme «le plus grand marché non règlementé dans le monde» - Robert Hughes, artiste.

Vous trouverez les coordonnées de la Galerie Saw dans ce lien ainsi que la page Facebook de la galerie. Cette galerie est un centre d'artistes autogéré qui soutient l'art engagé socialement et politiquement et met l'accent sur la performance et les arts médiatiques.

Image Galerie Saw, Ottawa

jeudi 10 juillet 2014

Mosaïque à l'aéroport d'Orly

Avez-vous lu l'article Une mosaïque géante de 7000 visages à l'aéroport d'Orly dans La Presse du 9 juillet dernier? Il décrit la réalisation d'un projet bien intéressant pour les usagers de l'aéroport.

La mosaïque regroupe, comme le titre l'indique, 7000 visages d'usagers de l'aéroport. Elle mesure 202 mètres par 17 mètres de haut. Il est homologué comme le plus grand mur de «selfies» au monde. Un «selfie» étant une photo de soi réalisée par une caméra numérique, un téléphone portable ou une tablette, ou d’une photo de soi réalisée par webcam, mais surtout prise par soi-même en retournant l’objectif vers soi, puis diffusée sur les réseaux sociaux. - (Référence : dictionnaire Orford)

La mosaïque recouvre intégralement la façade du terminal Orly sud et a nécessité dix jours d'installations. L'art peut revêtir plusieurs formes et celle-ci est très intéressante. 

Sa surface équivaut à 16 terrains de tennis ou un demi-terrain de foot: une... (PHOTO KENZO TRIBOUILLARD, AFP)
PHOTO KENZO TRIBOUILLARD, AFP